Le VIH et le sida en quelques mots

5 trucs à retenir

  1. Se dépister, c’est connaître son statut sérologique pour se traiter, vivre et protéger ses partenaires.
  2. La meilleure protection, c’est celle qui vous convient au moment qui vous convient.
  3. Les traitements des personnes infectées ont vraiment changé : plus besoin de 10 comprimés par jour à prendre à 3 heures du matin, avec des effets secondaires sévères. La plupart des personnes prennent un comprimé par jour, sans effet secondaire.
  4. Quand on est infecté.e et qu’on reçoit un traitement, le virus devient indétectable, et on est sûr.e de ne plus être contagieux.se : une charge virale non détectable, c’est ne plus transmettre le VIH, même sans préservatifs.
  5. On ne se débarrasse jamais du VIH : les traitements sont très efficaces pour contrôler le virus, pas pour l’éliminer.
VIH et SIDA

Lorsque le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) pénètre dans le corps, il rend malade les personnes par deux mécanismes :

D’une part, il s’attaque au système immunitaire (les défenses de l’organisme contre les microbes), en particulier à certains globules blancs (les lymphocytes T CD4). Ces cellules vont alors diminuer au cours du temps : cela conduit en quelques années à un état de fragilité face aux infections très graves, le Sida (Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise). La personne est alors à haut risque de développer des maladies dites opportunistes, qui sont responsables du décès dans les deux ans suivant l’entrée en sida.

D’autre part, si on laisse le virus se reproduire plusieurs années, il peut déclencher des lésions des vaisseaux, du cœur, des reins, du cerveau, du foie...

Actuellement, un traitement est proposé chez toutes les personnes infectées en France, afin de contrôler à 100% le virus (ce traitement consiste généralement en 1 à 3 comprimés par jour). Ce traitement ne permet pas d’éradiquer le virus : on ne se débarrasse jamais du virus quand on est infecté.e. Par contre, le virus est complètement stoppé par le traitement, et les personnes traitées restent en bonne santé.

Il n’y a pas de vaccin contre le virus. Par contre, il y a plusieurs autres manières de se protéger.

Les modes de transmission du VIH

  • Les rapports sexuels non protégés avec pénétration vaginale, anale ou buccale
  • Une exposition au sang, dans des circonstances très précises
  • De la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’allaitement
Les autres situations de la vie quotidienne ne peuvent pas donner lieu à une transmission du VIH. On ne peut pas être contaminé par la salive, par exemple, ou en serrant la main, en embrassant, ou en partageant les toilettes d’une personne infectée.

Le VIH dans le monde

36.9
Millions

de personnes vivaient avec le VIH EN 2017

1.8
Millions

de personnes sont devenues nouvellement infectées par le VIH en 2017

5.8
Millions

de personnes de plus de 50 ans vivaient avec le VIH en 2017

21,7
Millions

de personnes avaient accès à la thérapie antirétrovirale en 2017

*données ECDC 2017

Le VIH en france

6003
personnes

ont découvert leur séropositivité en 2016

44%
Des découvertes

Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) sont le groupe le plus touché

53%
Des découvertes

Les hétérosexuel-le-s représentent 53 % des découvertes de séropositivité en 2016.

1%
Des diagnostics

Les usagers de drogue par voie intraveineuse représentent 1 % des nouveaux diagnostics.

*données 2016

Le VIH dans l'arc alpin

Santé Publique France Auvergne-Rhône-Alpes publie régulièrement un bulletin de veille sanitaire sur la surveillance des IST et du VIH/Sida dans la région. Le territoire arc alpin compte une population de 2 313 779 habitants et une file active d'environ 2600 patients (nombre de personnes suivies dans les centres hospitaliers de l’arc alpin).

  • 77 personnes ont été prises en charge en 2016 soit : 6,4 personnes par mois ou 1,5 par semaine; 2 personnes par mois sur l'Isère et la Savoie et un peu plus en Haute-Savoie.
  • Les nouveaux dépistés en 2016 sont des hommes à 67%.(sex ratio similaire aux années passées).
  • Age : Bien que l’âge des personnes suivies sur l'arc alpin tende à augmenter, les nouvelles contaminations concernent surtout des jeunes : Plus de 1 sur 2 (56%) ont moins de 40 ans au moment de la prise en charge.
  • Pour les femmes, 69% avaient moins de 40 ans, contre 51% pour les hommes.
  • Par ailleurs, 30% des nouvelles contaminations masculines sont des hommes de plus de 50 ans.
  • Lorsque le mode de contamination est connu (85%), il est toujours par voie sexuelle - dont 1/3 par relations sexuelles entre hommes.
  • 2622 personnes sont prises en charge sur l'arc alpin pour le VIH, soit 1,8 personne pour 1000 habitants sur les trois départements de l'Isère, Savoie et Haute-Savoie,
  • 18% des personnes prises en charge sur l'arc alpin sont arrivées au stade sida - le stade le plus grave.
  • Les 2/3 des personnes suivies sont des hommes, 60% des personnes vivant avec le VIH et prises en charge ont plus de 40 ans.
  • Pour autant, 15% des personnes sont des jeunes adultes de moins de 30 ans.
  • 85% des personnes ont été contaminées par voie sexuelle, 1/3 par relation sexuelle homosexuelle.
  • Les personnes vivant avec le VIH sur l’arc alpin sont essentiellement originaires de France (67%) ; 1/5 viennent d'Afrique subsaharienne.

Les personnes infectées qui l'ignorent

Vers une connaissance plus fine de l'épidémie - focus sur l'arc alpin
Virginie Supervie, INSERM

Aller plus loin

Le COREVIH produit chaque année un rapport d'activité comprenant une analyse des données épidémiologiques.

L'état des lieux épidémiologique 2016
Chiffres-clés 2015
RA 2014 RA 2013