Semaine régionale de santé sexuelle 2022 – « Ma santé sexuelle, j’en prends soin aussi. »

Retrouvez ci-dessous les informations concernant la semaine régionale de santé sexuelle 2022 qui a lieu du 30 mai au 05 juin sur les trois départements de l’arc alpin, ainsi que sur la région Auvergne Rhône Alpes.

 

Lancement de la semaine de santé sexuelle en Isère, Savoie et Haute-Savoie – « Ma santé sexuelle, j’en prends soin aussi. »

Communiqué de presse

Isère, Savoie, Haute Savoie, le 30 mai 2022 – Du 30 mai au 5 juin 2022, a lieu sur la région Auvergne-Rhône-Alpes la première semaine de santé sexuelle, pilotée par l’Agence Régionale de Santé et coordonnée par les COREVIHs de la région. Intitulée « ma santé sexuelle, j’en prends soin aussi », elle a pour thème la lutte contre les discriminations, la sérophobie et la promotion du dépistage – éléments de prévention essentiels pour une vie sexuelle satisfaisante et positive.

 

49 actions de prévention, de sensibilisation et de dépistage sont organisées cette semaine sur l’Isère, la Savoie et la Haute-Savoie : Un ciné-débat sur Grenoble, l’exposition « Portraits de vi(h)es » au Centre Hospitalier d’Annecy Genevois (site de Saint Julien en Genevois), des dépistages, une journée sur la santé sexuelle des femmes migrantes, des interventions en lycées ou en entreprises viendront rythmer la semaine.

 

« Un peu plus de 6000 nouvelles infections par le VIH ont été découvertes en France en 2019. Ce chiffre ne baisse pas assez vite. Or, la pandémie de VIH se nourrit de stigmatisations sociétales qui obligent les personnes à se cacher et à renoncer au dépistage et aux soins. Le VIH est en retour une source de discrimination et de stigmatisation pour les personnes vivant avec ce virus :  c’est ce que l’on appelle la sérophobie. » rappelle Olivier Epaulard, président du COREVIH arc alpin et professeur d’infectiologie au CHU Grenoble Alpes. « Combattre les discriminations et stigmatisations est pour nous, un axe essentiel pour en finir avec le sida, objectif que nous nous sommes fixés sur l’arc alpin et que l’état français s’est donné dans la Stratégie Nationale de Santé Sexuelle adoptée en 2017», affirme-t-il.

 

« Avec la crise sanitaire due au COVID, nous avons vu un recul net du dépistage VIH et des initiations de PrEP. Nous appelons donc les personnes à revenir vers le dépistage du VIH et des Infections Sexuellement Transmissibles : il y a aujourd’hui une palette d’outils pour le faciliter : autotests, tests rapides en associations, tests anonyme et gratuit en CeGIDD, test sans ordonnance ni frais dans tous les labos de ville… » indique Sylvie Vanderschilt, vice-présidente du COREVIH Arc Alpin et coordinatrice à Sida Info Service. « Et rappelons-le haut et fort, les personnes vivant avec le VIH sous traitement vivent aujourd’hui aussi longtemps que les autres, et en bonne santé. Elles ne transmettent plus le virus à leur.s partenaire.s. Cette révolution doit être connue pour que les peurs d’hier, aussi compréhensibles qu’elles aient été, ne soient plus qu’un mauvais souvenir pour les personnes vivant avec le VIH, victimes de sérophobie. » /FIN

 

 

CONTACTS

  • Pour tout renseignement et demande d’interviews, contacter la coordination du COREVIH Arc Alpin : Anne Monnet Hoël  – amonnethoel@chu-grenoble.fr – 06.95.26.12.19

 

Notes aux éditeurs :

  1. Présentation du COREVIH arc alpin : Comité de coordination régionale de la lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles & le VIH

Les COREVIH sont des organisations territoriales de référence pour l’ensemble des acteurs qui concourent à la lutte contre l’infection à VIH et des Infections Sexuellement Transmissibles. Ils travaillent à la prise en charge médicale, psychologique et sociale des patients infectés par le VIH. Le COREVIH de l’Arc Alpin a été mis en place en 2008. Son territoire de référence couvre les départements de l’Isère, la Savoie et la Haute Savoie.

Ils favorisent une équité de prise en charge des patients infectés sur le territoire et permettent une meilleure continuité des soins en améliorant le lien entre le secteur hospitalier et extrahospitalier ;

Ils sont garants de la « démocratie sanitaire » et favorisent l’implication des soignants et des associations de malades et d’usagers du système de santé.

Ils participent à l’amélioration de la qualité et de la sécurité de la prise en charge des patients, à l’évaluation et à l’harmonisation des pratiques. Ils procèdent à l’analyse des données médico-épidémiologiques.

Site internet du COREVIH arc alpin : www.alpesansida.fr

 

  1. Les actions sur la région Auvergne Rhône Alpes sont recensées sur masantesexuelle.fr et dans le programme en PJ

 

  1. Données épidémio sur l’arc alpin

https://www.alpesansida.fr/epidemiologie-du-vih-en-2020-sur-larc-alpin/

En bref : le nombre de personnes dépistées séropositives au VIH en 2020 et prises en charge dans les centres hospitaliers (les « nouveaux ») a diminué en 2020. Cette réduction sera à confirmer en 2021 ou 2022 car elle peut être dûe à la crise sanitaire.  Autre point clé :  La mise sous traitement des personnes n’a pas été affectée par la crise sanitaire : 99% des personnes ayant une consultation à l’hôpital sont sous traitement. En revanche, nous observons une réduction de l’indétectabilité : 93% en 2019, 91% en 2020. Les données 2021 et 2022 nous permettront d’avoir une analyse plus fine de ces données.

 

  1. Données épidémiologiques SPF et campagne SPF

 

 

  1. Définition PrEP

Le mot « PrEP » signifie « Prophylaxie pré-exposition » : un traitement pour empêcher une infection par le VIH. Il s’adresse aux personnes séronégatives à haut risque d’être contaminées ; en particulier les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les personnes en situation de prostitution, les personnes trans, les consommateurs de drogues, les personnes originaires d’un pays où l’épidémie de VIH est importante. La posologie est d’un comprimé à prendre selon des modalités à discuter avec le médecin prescripteur. La PrEP est prise en charge à 100% par l’assurance maladie.

 

  1. Définition sérophobie

Les personnes vivant avec le VIH sont trop souvent victimes de discriminations, de stigmatisation et de méconnaissances sur le virus – dans tous les secteurs de vie. C’est ce que l’on appelle la sérophobie.

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